When Sustainability is Described by an Italian Master Chef / Lorsque le Développement Durable est Expliqué par un Master Chef Italien

DEAR LOVELIES copy

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Récemment, le premier « Plat Climatisé », élaboré par The Climate Diet, une initiative globale qui promeut la cuisine durable et qui a récemment été inaugurée par la companie Soapbox South Africa, a été cuisiné par Lapo Magni, le gagnant de Master Chef Italie.

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Recently, the first “Climate Dish”, elaborated by The Climate Diet a global sustainable food initiative launched by the company Soapbox South Africa, was cooked by Lapo Magni, the 2013 winner of Master Chef Italy.

FRENCH

Arriver dans le monde du chef Italien, Lapo Magni, un jeudi matin, c’est comme atterrir sur une ile qui aurait été secouée par une tornade. Le dynamisme de la soirée précédente est toujours palpable même si, un doux rayon de soleil vient caresser les longues tables et apporte à l’atmosphère un air divin. La cuisine est immaculée et les verres à vin sont sagement rangés dans les armoires. Il n’y a pas de restes apparents : le plat d’hier soir était surement très bon. Tout est immaculé mais l’énergie est toujours là, électrique comme si la tempête prenait du temps pour s’éteindre. Ce n’est que lorsque Lapo émerge du haut de ses escaliers et crie à travers la pièce « Ciao Clém ! », qu’il ouvre grand ses bras pour m’accueillir et descend bruyamment, je comprends d’où vient toute cette agitation.

Il est né et élevé dans la belle Florence par sa « Mama » à qui il doit tout cela : son amour pour la cuisine, sa technique et sa marque de fabrique italienne. En 2013, il gagne l’équivalent de Master Chef mais plutôt que de prendre la victoire à son avantage, il part à Cape Town pour améliorer son anglais. Ce qui doit être neuf mois se transforme en neuf ans. Lapo trouve son chemin et se fait une certaine réputation. A travers des diners, des événements et des cours de cuisine, il partage son amour et son héritage mais pas seulement. Il transmet sa passion pour la cuisine durable : ses plats sont faits de produits biologiques venant de fermes locales et ses recettes sont élaborées en respectant leurs empreintes écologiques.

« Cuisiner de façon durable a toujours été un standard. Je crée un repas, une expérience et une ambiance qui permettent à mes clients d’être touchés, de se sentir confortables. De cette manière, ils sont ouverts à recevoir les informations que je partage. Ils doivent avoir l’impression qu’être écologique est facile », me dit Lapo avec son accent très italien.

ENGLISH

Stepping into the world of the Italian chef, Lapo Magni, on a Thursday morning feels like arriving on an island after it has been wiped out by a storm. The dynamism of the night before is still palpable and yet, the smooth ray of light caressing the long tables brings to the atmosphere a divine air. The kitchen is immaculate, the wine glasses are back into their cupboards, there is no apparent left-overs, because the food was so delicious, everything looks settled yet the energy is still present, electric – as if the thunders were only beginning to leave. It is only when Lapo emerges from the top of his stairs and shouts through the room “Ciao Clem”, opens his arms wide and climbs down with heavy steps that I understand where that liveliness comes from.

Born and bred in Florence, the dynamic food lover has learned everything from his “mama” – from the techniques to the trademark of the Italian cuisine. In 2013, Lapo wins the equivalent of Master Chef in Italy and, instead of “milking it a little more”, as he says, the man decides to come to Cape Town in order to learn English. What is supposed to be 9 months becomes nine years, as Lapo finds his path in the mother city and builds himself a certain reputation. Throughout dinners, events and cooking classes, he shares his passion for his Italian heritage mixed with his love for sustainable cuisine. His dishes promote sustainable farmers, small local producers, and traditional production.

“Ethical cuisine is always at the back of my mind. I create the food, the experience and the ambience that my customers are moved and feel comforted by. This way, they are open to receive the information I share with them. They need to feel that it is easy to be sustainable”, Lapo says with his extremely Italian accent.

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Picture – Soapbox South Africa

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L’éducation est un terme qui résonne dans la cuisine du chef. Dans un monde où les consommateurs sont constamment victimes de l’agenda des industries alimentaires et que même les producteurs ne connaissent plus la source et le contenu de leurs produits, Lapo aimerait encourager ses clients à s’informer le plus possible à travers des recherches poussées et à compter sur des sources bienveillantes. Brassant de l’air, il me fait part de son mécontentement : « il y en a tellement, de ces docteurs autoproclamés, qui lisent quelques articles et qui sont assez malins pour se créer une communauté qui pensent juste comme eux que, par exemple : le gluten est dangereux pour la santé. » C’est pour ce genre de situation que Lapo aimerait sensibiliser ces gens : « le gluten n’est pas malsain, mais c’est la façon dont les industries agroalimentaires le traite qui le rend si mauvais ».

ENGLISH

Education is a term that has always resonated in the mind of Lapo. In a world where consumers are constantly victim of the food industry agenda and even retailers don’t know the source or the contents of their own products, he believes that people should inform themselves as much as possible through extensive research that look at the long term effects. Lapo wants his customer to understand that they need to rely on cautious people. Stirring the air with his arms, the chef shares with me his discontentment: “there are so many self-proclaimed doctors, that read articles affecting them emotionally, and who are clever enough to create a community who believes just like them that, for example, gluten is dangerous for their health.” In this kind of situation, Lapo wants to be able to raise the awareness of those people: gluten is not “unhealthy”, it is the way agribusinesses process it that makes it so unnatural.

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Picture – Soapbox South Africa

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En parlant avec Lapo, nous convenons que « la durabilité » est un terme principalement utilisé par une élite : une sélection de gens fortunés se trouvant soit parmi « la haute société » d’Afrique du Sud et dans les pays occidentaux. Nous admettons que les personnes ayant besoin d’une éducation concernant leurs choix de nourriture ne sont pas celles qui viennent déguster les plats de Lapo, mais plutôt celles qui n’ont pas accès à ce genre d’informations. Il nous faut donc attirer l’attention sur des classes défavorisées des pays en voie de développement, comme en Afrique du Sud, qui sont les premières sur la ligne à être victimes des dommages écologiques, causés par les entreprises transnationales. Et, nous concluons que si ces groupes sociaux ont l’opportunité de recevoir une éducation sur leurs habitudes alimentaires, cela leur permettra ensuite de prendre conscience de leurs empreintes écologiques et d’améliorer leurs façons de vivre. Même si nous sommes conscients qu’un pays a besoin davantage d’activistes pour obtenir un vrai système d’aliments durables. Hélas, on dirait bien que l’emprise des entreprises transnationales sur le monde se fait de plus en plus forte, et que la durabilité ne se trouve pas au sommet de leurs préoccupations.

A ce moment, Lapo se lève et va chercher un récipient rouge écarlate. « C’est mon plan pour le futur », me dit-il en brandissant ce drôle de mélange, qui se trouve être une sauce tomate maison. Le chef a entrepris un nouveau projet avec sa « Mama » qui vise à construire un pont entre la communauté d’élites et celle des plus démunis. Pour arriver à ses fins, Lapo a déjà une gérante de produits : « une allemande avec un mental d’acier qui n’a pas peur d’aller dans les townships pour récolter la marchandise venant de petits producteurs locaux ». Il a aussi les recettes et la main d’œuvre, il ne lui manque plus qu’une clientèle qui lui permettra, il l’espère, d’ouvrir un magasin grande surface pour promouvoir ces produits.

« Soutenir les producteurs locaux et les fermes de familles est particulièrement crucial pour les zones rurales de pays en voies de développement. Ce sont eux qui font avancer l’économie et génèrent des opportunités d’emploi pour la population », souligne the Huffingtonpost tout en appuyant les propos de Lapo.

ENGLISH

And yet, while I am chatting with Lapo, we both agree that “sustainability” is a term mainly used by an elite: a selection of fortunate individuals found either within the South African upper-class and Westernised countries. We do admit that the people who need an education regarding their food choices are not the customers of Lapo, but rather the ones who cannot have access to information. Here, we are raising awareness on the poorer classes in developing nations like South Africa, who are first in line to be victims of environmental damages, caused by those same transnational corporations. However, we believe that if they become more conscious about their ecological footprint, their lifestyle could already be uplifted. We are also aware that a country needs more than consumer power alone to achieve a truly sustainable food system. Unfortunately, it seems like transnational corporations are little by little being taken over by the world and sustainability is not at the top of their lists.

Though, Lapo stands up and fetches a recipient standing next to me. “That is my future plan”, he says with a proud smile. The man has been undertaking a project with his “mama” that aims to build a “bridge” between the elite community and the less fortunate. He has a produce manager: “a hard core human being, this German lady. She is doing her PHD in urban agriculture, but is also busy gathering products from small organic farms in the townships”. Besides, he has the recipes and the workforce to create delicious products that will be sold to his customers and, hopefully later, to bigger surfaces.

The quote from The Huffingtonpost emphasises well Lapo’s ongoing project: “This support for local producers and family farms is also particularly crucial in the rural areas of many developing countries, as they are the biggest drivers of economic growth and generate employment opportunities for the population”.

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Picture – Soapbox South Africa

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C’est pour cette raison que le chef italien accepte avec enthousiasme de participer au projet de The Climate Diet, une initiative globale qui promeut la cuisine durable. Récemment inauguré par la compagnie Soapbox South Africa, l’objectif est de créer des plats délicieux qui rivalisent avec les impacts du changement climatique. La mission est de sensibiliser les gens à l’impact de la nourriture sur l’environnement. Ils présentent des « plats climatisés » qui sont bons marchés et faciles à reproduire. Sur le long terme, ils aimeraient que tout le monde puisse avoir accès aux recettes et aussi aux produits utilisés pour cuisiner les plats. Comme Cape Town est en train de vivre une sècheresse majeure, The Climate Diet s’est associé avec Lapo pour présenter le traditionnel « Lamb Bunny Chow » d’une façon plus écologique. Même si les habitants de Cape Town ont réussi à réduire leur consommation d’eau de 43 millions de litres en changeant leur routine, le choix de leur nourriture a encore un impact important sur le climat.

« Une portion du Bunny Chow traditionnel demande plus de 10 235 litres d’eau en production », explique Ruben Hazelzet, le directeur créatif de the Soapbox.

Alors que je finis de siroter mon délicieux cappuccino au lait d’amande offert par Lapo, j’imagine les tables pleines de gens aux oreilles avides d’information et aux estomacs affamés. Lapo va présenter le premier « repas climatisé » à cet endroit, chez lui. Sa version climatique sera un curry végétarien qui réduit l’impact sur l’eau de 50% et minimise considérablement l’empreinte carbone. C’est avec passion que le chef explique aussi comment un pain complet toasté à souhait rempli d’un curry délicieux peut faire la différence.

« En plus d’être bon marché, ce plat est riche en calories et restera dans les annales ».

Lapo et Ruben sont « bons potes », comme le chef italien le dit, car ils sont tous deux des individus tournés vers le futur, qui partagent la même passion et qui ont envie d’attirer l’attention des gens. Ils estiment que l’éducation est la clef pour changer la mentalité du monde et qu’un effort collectif permettra, même aux moins privilégiés, de bénéficier de bons produits.

ENGLISH

It is the reason why Lapo enthusiastically accepted to participate to the project of The Climate Diet, a global sustainable food initiative launched recently by the company Soapbox South Africa. Their goal is to create tasty dishes that battle the effects of climate change. Their mission is to create awareness about the impact of food on the environment. They present climate dishes that are affordable and easy to recreate at home. In the long-term, they would like to enable everyone to have access to the recipes, but also to the products that are used. Since the Western Cape is experiencing a major draught, the project has teamed up with Lap0, in order to cook the traditional “Lamb Bunny Chow” in a sustainable way. Although Captonians have managed to reduce their water consumption by 43 million litres by changing their daily habits, their food choices have still a major impact on the climate.

“One portion of the traditional Bunny Chow uses up to 10 235 litres of water in production”, explains Ruben Hazelzet, creative director of the Soapbox.

While I finish sipping the delicious cappuccino – with almond milk made by Lapo, I imagine the tables filled with eager ears and hungry stomachs. Lapo is going to host the first ever climate dish at this exact place, where the recipe of this South African dish is going to be revisited. His version is going to be made with a vegetarian curry that reduces the water impact by 50% and minimizes its carbon footprint. It is with passion that the chef explains how a toasted and nice wholesome bread filled up with the curry can make the difference.

“It is a cheap and high in calorie meal that will strike people’s mind”.

Lapo and Ruben are “very good mates”, as the Italian chef says, for they are two futuristic individuals who share the same passion for raising awareness amongst people. They believe education is the key to change people’s mind-sets and that a collective effort will allow even the poorest to benefit from hearty and sustainable goods.

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Picture – Soapbox South Africa

One thought on “When Sustainability is Described by an Italian Master Chef / Lorsque le Développement Durable est Expliqué par un Master Chef Italien

  1. Stéphane says:

    This is a real interesting article where food , sustainability and pleasure come together. The : »thune global , act local » is emerging from your article ! I really look forward to have dinner at lapos’ place !

    Liked by 1 person

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