La montagne / The mountain

DEAR LOVELIES copy

FRENCH

Commencer l’ascension à pied et marcher sur les fourmis qui s’affolent dans les fourrés. Skeleton Gorge est un tableau peint de verts différents, estompé par la lumière du soleil à certains moments, qui reflètent nos consciences embrumées. Esprits déconcertés par les difficultés en voyant la montée. Plus de foncé que de clair au commencement de cet effort musculaire. Des marches gravies d’abord à toute vitesse. Pas à pas sans conscience des dégâts, sans penser que ce moment ne reviendra pas.

Petit à petit la cadence se balance. Ombres joueuses qui dansent, odeurs de bois, sueur sous les bras. Le corps s’adapte à la chaleur, à la morsure des rayons qui se font une place sur notre peau. Nos regards se promènent et découvrent un paysage d’antan. Les pins, qui touchent le ciel et qui, de bonheur, répandent une certaine odeur. Une senteur de vacances, d’abondance de temps, d’ignorance. Les filets d’eau se fraient un chemin entre les roches et les sapins, déversant une fraicheur qui fait du bien. Prendre une foulée après l’autre, reprendre son souffle, apprécier avec moins d’anxiété la montée.

En sortant de cette dense végétation, on retrouve le bleu éclatant du firmament se noyant dans l’océan. Des grains de sable dans nos souliers, un chemin démarqué par des fourrés empaillés. Et comme sortie de nulle part, une étendue d’eau aux couleurs de l’orage. Jurant avec l’azur dominant, se fondant dans un paysage d’or qui rappelle l’Orient. Une baignade inattendue, un saut de joie, un froid bienvenu. Au sommet du monde, on se balade sur les toits. Des fleurs par milliers, se volant la vedette, se dressant avec fierté. Un pique-nique improvisé et des conversations amusées. Le temps d’un dimanche, d’une parenthèse ensoleillée.

ENGLISH

Starting the ascension by feet and walking over the ants, panicking in the bush. Skeleton Gorge is a painting made of many greens, blurred by the light of the sun sometimes, reflecting a cloudy mind. Confused thoughts by the effort when seeing the climb. The darkness embraces the light at the beginning of this instance workout. Stages are at first overcome very quickly. Step by step with no conscious of the damage, without thinking of this moment, as it won’t come back.

Gradually the cadence is balance. Drops rolling on our bodies, delicate smell spread by the forest, playful shadows dancing together. We become used to the sun, the bite of its rays spreading on our skin. Our gaze wanders around and discovers a yesteryear’s landscape. The pine trees touch the sky and explode of happiness. A scent of holidays, of abundance of time, of ignorance in the air. A stream of water travels between the rocks and the trees, spilling a welcoming freshness. One stride after another, catching our breath, with less anxiety we enjoy the climb.

By getting out of the dense vegetation, we find the bright blue of the firmament drawing in the ocean. With sand grains in our shoes, we go on the path demarcated by the stuffed savannah. And out of nowhere, a spread of water colour storm. Swearing with the dominant azure, blending in the golden scenery, as copying the East. An unexpected dip, a joyful jump, a welcoming cold. At the top of the world, we walk on the roofs. Millions of flowers, stealing each other’s star, standing with proudness. An improvised pick-nick and some amusing talks. The time of a Sunday, a sunny parenthesis.

2 thoughts on “La montagne / The mountain

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

w

Connecting to %s